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DISCOURS ... losophe du droit, Perelman a eu pour objectif de retrouver dans les pratiques les plus diverses de largumentation au barreau bien sr, mais aussi et surtout en philosophie et en littrature les principes qui fondent une logique des valeurs. Il se situe dans la grande tradition aristotlicienne puisque, contrairement à la plupart de ses contemporains, il ne ddaigne pas le vraisemblable ni lopinion. Son uvre a fait lobjet de critiques, notamment de la part de ceux qui auraient souhait une tude sur les aspects non rationnels et malhonntes de la rhtorique. Il est vrai que Perelman nose pas vraiment tenir compte de la mauvaise foi ni des formes caractrises de manipulation la sophistique est pratiquement exclue du Trait, de mme que toute largumentation fonde sur la violence et les rapports de force. Il est paradoxal que ceux qui se sont inspirs de Perant sont parfois les mmes qui ont tudi les effets manipulateurs du discours Cest le cas notamment de Marc Angenot, auteur de La Parole pamphltaire Payot, 1982. Un autre reproche serait de navoir pas abord de manire suffisamment systmatique les aspects formels de la rhtorique, en un mot, llocution. Mais il est vrai que le Trait tudie largumentation, et non lensemble du champ rhtorique. La pense de Perant na bnfici de laudience mrite que depuis la fin des annes soixante-dix, au moment o parut LEmpire rhtorique Paris, Brin, 1977, ouvrage dans lequel il rsumait le Trait. Les lacunes de Perant ont du reste t combles par dautres, notamment de nombreux chercheurs amricains souvent inconnus des Franais mais auxquels Christian Plantin a su rendre leur juste place Essais sur largumentation, Paris, Kim, 1990, tout comme lcole allemande, avec en particulier Heinrich Lausseur. La fortune du travail des pionniers de la nouvelle rhtorique est riche de consquences. Le Trait de largumentation a ouvert la voie à de nombreuses recherches en rhtoriques, en logique, en psychologie, en sociologie, en linguistique discursive.I.3. Les techniques de persuasionCest surtout depuis les annes cinquante que les chercheurs se sont intresss aux techniques de persuasion. La motivation des masses a dabord t lobjet de la propagande politique, avant de devenir la proccupation des publicitaires. Lorsque Vance Packard crit en 1958 La Persuasion clandestine, il ne parle pas de rhtorique, mais son approche psychosociologique nest pas sans concerner les phnomnes du discours. On retrouvera une problmatique comparable en France avec Jean-Nol Kapferer, auteur des Chemins de la persuasion. Cest surtout avec la smiologie que la perspective rhtorique est vritablement retrouve, notamment lorsquelle sintresse au discours et à la reprsentation visuelle. Un article de Roland Barthes, intitul Rhtorique de limage parait dans le numro 4 de la revue Communications en 1964. Lauteur y analyse les codes et les rseaux de significations dune image publicitaire dans la perspective smiologique, alors que jusque là les chercheurs amricains pour la plupart, sen tenaient à une approche motivationniste. Ce qui est nouveau, cest lintrt port ds cette poque aux messages non verbaux images, vtements, gestuelle, rites de politesse dont la smiologie montre quils fonctionnent comme des langages, des systmes de signes.Quelques annes plus tard, Jacques Durand propose dans la mme revue no 15, 1970 Rhtorique et image publicitaire un inventaire des figures utilises dans limage publicitaire. Dans un esprit structuraliste, il part dun tableau sensiblement identique à celui du groupe Mu et donne des exemples de gradations, dhyperboles, dantithses et de nombreuses autres figures qui ntaient tudies jusqualors que dans le discours. Le paralllisme des moyens rhtoriques entre langue et image est frappant, et la dmonstration convaincante.I.4. Lapproche tropologique et lart de plaireQuoique lie à la ... Download | |||
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